0

Amérique du Sud

Nous sommes le 3 Mars 2014 et Emilie et moi prenons l’avion à Toulouse pour partir réaliser notre rêve, visiter l’Amérique du Sud! Nous partons donc pour 3 mois à travers ce beau continent, en passant par l’Argentine, le Chili, la Bolivie et le Pérou.

Nous avons tous les deux posé 3 mois de congés sans solde pour réaliser ce voyage qui sera riche d’aventures, bonnes et moins bonnes. Ce voyage a été notre premier gros voyage en sac à dos et nous avons mis 6 mois pour le préparer. Nous sommes parti avec un petit bloc notes qui me sert aujourd’hui pour vous compter tout cela en détails. J’avais aussi commencé à faire des petits dessins des endroits, moments et choses qui m’avaient marqués dans nos journées, vous aurez droit à quelques petits extraits.

Sans plus attendre, voici le récit de notre aventure.

Argentine (3 Mars au 25 Mars 2014)

Buenos Aires

Après 14 heures de vol depuis Amsterdam où nous avons fait un changement d’avion, nous arrivons à Buenos Aires. Nous sommes crevés du voyage, nous n’avons réussi à dormir que 2h dans l’avion et nous commençons la journée à Buenos Aires à 7h du matin.

Nous faisons le tour de la ville à pied, nous marchons beaucoup, avec nos sacs sur le dos et finissons par arriver dans le quartier de San Telmo.

San Telmo est l’un des quartiers les plus anciens de la ville de Buenos Aires.

C’est une des zones les mieux conservées dans la ville en perpétuel changement qu’est Buenos Aires, et se caractérise par ses bâtisses coloniales et ses rues pittoresques, dont beaucoup sont recouvertes de pavés. Parmi les nombreuses attractions que l’on peut visiter dans ce quartier, il y a de nombreuses anciennes églises (comme celle de San Pedro Telmo), des musées, des magasins d’antiquités et une fête aux antiquités semi-permanente appelée Feria de San Telmo, se tenant sur la place principale, la Plaza Dorrego. Au sud-ouest du quartier se trouve le musée historique national et le Parque Lezama, où l’on a placé divers monuments et statues. Le quartier compte de nombreuses Tanguerias, dont le célèbre El Viejo Almacén à l’angle de la rue Balcarce et de l’avenue Independencia.

Nous passons la nuit dans l’auberge Art Factory Hostel, seule auberge que nous avions réservé à l’avance. Le reste du voyage se fera au fil de l’eau. L’auberge est très bien, nous dormons dans un dortoir de 6 lits mais nous sommes finalement les seuls à dormir là ce soir.

Le lendemain, nous passons dans le quartier de La Boca, connu pour sa célèbre équipe de football, mais aussi pour ces ruelles hyper colorées, hyper bruyantes, hyper animées!!

Le troisième jour, après 14h d’avion et 2 jours à marcher toute la journée, Emilie a très mal aux jambes, elles sont gonflées et nous cherchons à régler ça au plus vite. Nous passerons donc 5 heures dans un hôpital lugubre (arrêtons de nous plaindre du système français s’il vous plaît) où nous passerons de bureau en bureau avec des médecins « vintage », des salles de consultation des années 40 et des murs qui tombent en lambeaux.

Enfin sortis de là, nous prenons la direction de La Recoleta. C’est un quartier huppé que l’on peut facilement parcourir à pied. Il est connu pour ses maisons de style parisien, ses anciens palais somptueux et ses boutiques chics. Le cimetière de Recoleta est une attraction majeure : c’est ici que des icônes comme Eva Perón reposent dans des tombes extravagantes. Le musée national des Beaux-Arts présente des œuvres d’art argentines, tandis que le centre culturel Recoleta propose des spectacles temporaires avant-gardistes. La verdoyante Plaza Francia accueille un marché artisanal le week-end.

Nous sommes arrivés avec des peurs à Buenos Aires car ici la misère est vraiment notable un peu partout et les écarts entre riches et pauvres sont vraiment énormes, mais nous repartirons de là avec une note positive tout-de-même car les gens sont très gentils, les empanadas sont excellentes, les ruelles et monuments très jolis. C’est une ville où les gens prennent le temps de vivre, d’échanger quelques mots avec vous et de vous renseigner sans que l’on ne demande rien à personne.

Iguazú

17h de bus plus tard, nous nous réveillons avec un magnifique lever de soleil à Posadas où l’ambiance est très brésilienne, avec terre rouge, cannes à sucre, pistes de terre et forêt vierge. Encore 1h30 de bus et nous arrivons à Puerto Iguazú, en plein milieu de la forêt. La chaleur est écrasante. Nous nous dirigeons rapidement vers les auberges pour trouver notre logement de ce soir. Nous avons donc engagé une course contre la montre à la Pékin Express pour trouver au plus vite un logement pour le soir et réussir à visiter les Chutes d’Iguazú en moins de 2h (le circuit normal dure 5h!!) car nous sommes arrivés tard.

L’auberge Iguazú Falls réservé, nous avons sauté dans le bus direction les chutes! Les 30 minutes de trajet nous donnent un moment de répit et nous reprenons Pékin Express! Nous courons pour arriver au plus vite sur ce magnifique site des chutes d’Iguazú. Le spectacle valait vraiment le détour, une explosion de couleurs, avec arc en ciels permanents formés par la brume expulsée du pied des chutes massives et puissantes. Nous avons aussi croisé une famille de Coati qui se reposait sur les murettes et les arbres. Sur les arbres, hyper feuillus, hyper denses, on peu voir partout des Tillandsia qui s’accrochent.

Fin de la journée, nous retournons à Puerto Iguazú pour manger de bonnes empanadas et dormir dans notre chambre (oui une vraie chambre!!) avant de reprendre la route direction Salta.

Salta/Tilcara

Le voyage direction Salta n’a pas été de tout repos!! Une petite fille a été malade dans le bus et a vomi juste à côté de nous, Emilie a failli faire de même haha 😉 Du coup durant tout le voyage nous avions cette superbe odeur de vomis dans les narines, fort agréable! Autre péripétie, à 6h du mat le bus s’est arrêté en plein milieu de nulle part, il ne voulait plus démarrer!

Le problème a finalement été réglé et nous avons réussi à arriver à destination!

Nous nous mettons à la recherche de billets de bus pour notre prochaine étape (Mendoza). Nous nous sommes peut-être un peu trop pressé car nous voulions passer par le Parque Nacional de Los Cardones, mais apparemment il était assez difficile d’y aller car aucun transport en commun ne pouvait s’y rendre, il fallait un 4×4 et nous n’en avons pas trouvé. Nous avons donc décidé d’aller nous balader du côté de Tilcara et Humahuaca dans la province de Jujuy, tout proche de la frontière avec la Bolivie.

Nous arrivons à Tilcara en fin de journée et nous renseignons sur les logements, nous trouverons un logement chez l’habitant, génial! En plus, nous ne le savions pas, mais nous sommes arrivés là à 2 jours de la fin du Carnaval, et là-bas c’est une très forte tradition que de fêter Carnaval, on nous dit qu’il faut faire attention dans les rues car les hommes boivent énormément et cela pourrait être dangereux pour nous.

Le lendemain, nous partons nous balader vers la Garganta del Diablo, une jolie chute d’eau dans la Quebrada de Alfarcito, 1h10 de marche sous une chaleur écrasante!!!! En redescendant, nous irons visiter Pucará de Tilcara, des ruines Inca mais l’entrée au site est assez chère et nous préférons nous rapatrier en ville pour boire une petite bière.

La nuit à été rude, à se battre avec les moustiques, à essayer de ne pas entendre les pétards, la musique et les chiens qui aboient au Carnaval !

Nous partons à Uquia pour faire une rando fabuleuse, entre cactus, canyons et pierres rouge, et seuls au monde! Nous nous baladons sous ce soleil toujours aussi écrasant, en protégeant toute partie de peau pour qu’elle ne brûle pas. Durant la balade, nous apercevons notre premier colibri, qui nous observait en vol stationnaire en se demandant certainement qui étaient ces personnes blanches couvertes de la tête aux pieds haha 😉

De retour à notre logement, nous passons un long moment à discuter avec Claudia et sa fille Victoria. Nous échangeons sur nos différentes cultures et styles de vie. Ce fut très enrichissant et à la fois un peu gênant de parler de voyages avec ces personnes qui ne peuvent pas sortir de chez elles car elles n’en ont pas les moyens. Mais elles avaient des rêves plein la tête et les échanges ont été très intenses. On se rends compte dans ces moments là que nous sommes des privilégiés et on compte bien en profiter!

Le 11 Mars, nous nous réveillons et profitons du lever de soleil sur les montagnes en face de la maison, nous prenons le bus direction Salta, puis Mendoza.

Mendoza

Sur la route menant à Mendoza, nous observons de superbes paysages tout le long de la Cordillère des Andes. Nous aurons droit à une fouille de tous les passagers et leurs bagages lors d’un barrage de police, là-bas ils ne font pas emblant quand il s’agit de fouiller les bus! Nous arriverons après une journée et une nuit de voyage à Mendoza.

Nous réservons de suite nos billets pour San Carlos de Barriloche dans 3 jours, puis cherchons une auberge pour ce soir. Nous prenons également une petite excursion guidée pour le lendemain, jusqu’au pied de l’Aconcagua, le plus haut sommet de l’hémisphère Sud.

Petite visite de Mendoza, de ses rues animées et de ses nombreuses places et parcs où il fait bon vivre, puis nous retournons à notre auberge pour la nuit.

Jeudi 13 Mars, réveil à 6h, nous déjeunons et attendons le minibus qui doit venir nous chercher à 7h15 pour notre excursion guidée. Le minibus arrivera donc à 8h20 (et oui, le quart d’heure bigourdan en Argentine se compte plutôt en heure mdr :-)).

Bref, départ sous les nuages et sous une pluie battante, nous montons jusqu’à 3200m aujourd’hui! Sur le trajet, Gabriel, notre guide, nous raconte l’histoire de Mendoza, sa création, ses activités économiques (très connue pour son activité viticole, mais sa principale activité est la production pétrolière!). Beaucoup d’histoires également sur la cordillère des Andes, sa formation géologique, ses drames, ses guerres, ..

Après un long voyage, nous arrivons après plusieurs étapes, au moment tant attendu, la rencontre avec l’Aconcagua (qui signifie « El Mirador de Piedra »), majestueux, magnifique, recouvert de neige et de glace, imposant.

Nous passerons ensuite au Puente del Inca, formation géologique naturelle impressionnante avec ces couleurs jaunes orangées et rouges, qui proviennent du souffre et de l’oxyde de fer qui se trouve dans ses sédiments. Nous rentrons à notre auberge pour une bonne nuit de sommeil!

Le vendredi 14 Mars, nous partons à la visite de la ville , dans le quartier de Maípu. Nous louons des vélos et nous mettons en route dans ce quartier très connu pour ses dégustations de vin! On fait une petite halte au Beer Garden, superbe endroit où l’on dégustera de succulentes empanadas et de la bonne bière (enfin!) brassée sur place. Ce petit coin au milieu des vignes et des oliviers fût notre coup de cœur de la journée. Nous réenfourchons nos vélos pour nous diriger maintenant vers la bodega Trapiche, qui compte 1 250 hectares de vignes. Nous faisons une petite dégustation de vins. Nous goûterons ici du vin 100% Malbec et du Cabernet Sauvignon. Pendant ce temps le vélo d’Emilie est en train de gentiment se dégonfler devant la propriété car il est crevé, mais notre cher loueur de vélo, Mr Hugo, est venu nous réparer tout ça!

Nous n’avons plus soif, par contre nous commençons à avoir faim!! Allez, direction Entre Olivos où nous dégusterons différentes huiles et pâtes d’olives, confitures, liqueurs, chocolats, tout ça fabriqué sur place, un délice! Nous rendons notre vélo et le proprio nous offre une bouteille de vin et un jus de citron, nous rentrons à notre auberge pour partager cette bonne bouteille de vin avec 3 personnes rencontrées la veille, avec qui nous passerons une super dernière soirée avant de partir demain pour San Carlos de Bariloche

San Carlos de Bariloche

Encore un voyage en bus un peu mouvementé! Le bus a eu un problème et nous sommes restés dans une gare routière pendant un long moment, un très long moment!! La compagnie a dû envoyer un autre bus à 3h du matin dans lequel nous avons fait le reste du voyage. A notre réveil, le paysage était splendide! Nous apercevons au loin des troupeaux de guanacos et des ñandu (oiseau ressemblant à des autruches miniatures). Nous arrivons enfin à San Carlos de Bariloche, avec 5 heures de retard par rapport à l’horaire prévu, normal en Amérique du Sud haha :-), soit après 20h de bus.

Nous arrivons donc devant un immense lac entouré de montagnes que nous irons explorer demain, pour l’heure il pleut des cordes et nous croisons les doigts pour demain!

La nuit passée et la météo un peu meilleure, nous prenons la direction de la forêt vers le Parque Nacional Nahuel Huapi puis vers le Lago Escondido. A notre retour à l’auberge, nous tombons sur deux français qui voyagent en monocycle. Ils comptent rallier Buenos Aires et sont déjà partis du Sud de la Patagonie, projet un peu fou mais super original!! Inspirant!

Le lendemain, lever à 8h, nous partons faire une ascension autour du Cerro Cathedral. La montée est douce au départ et nous avons un bon régime, et après 2h40 de marche nous arrivons au refuge Frey. Il fait froid, il y a une grosse couverture nuageuse, mais la vue sur le cerro Cathedral est magnifique avec ce lac à ses pieds!

Nous flânons sur la descente en observant les oiseaux, les paysages et nous rendons compte que nous allons louper notre bus, nous nous remettons donc en mode Pékin Express et à courir pour l’attraper inextremis !

Mardi 18 Mars, aujourd’hui nous partons direction le Cerro Campanario, 30 minutes de montée très raide et nous voilà en haut d’une des plus belles vues du monde selon National Geographic, et en effet, c’est magnifique, époustouflant, magique! Des lacs et des montagnes à perte de vue, gros coup de cœur! La haut, le panorama est juste génial, en plus nous avons la visite d’un superbe rapace qui posera sur les branches d’un arbre devant nous pour que je puisse faire une belle photo 🙂

Nous redescendons de là et nous dirigeons vers la gare routière pour acheter nos billets pour El Chaltén. Cette étape à San Carlos de Bariloche laissera en nous un sentiment de plénitude. Les gens ici sont très agréables (à l’image de l’Argentine en général), les paysages vous appellent en permanence et vous ressourcent, c’est un lieu où l’on a envie de s’installer pour passer le reste de ses jours! Mais nous continuerons notre voyage quitte à revenir dans la zone! Allez Ciaooooo!

El Chaltén

Nous continuons sur la fameuse Ruta 40, faite de terre et de cailloux, pas tellement entretenue, dans un bus au pare brise troué et à la poussière omniprésente, et après 23h de trajet avec seulement 10 personnes dans le bus, dont 5 français, nous arrivons à El Chaltén, sous une pluie battante (encore!) et un vent assez fort. On trouve rapidement une auberge et on se fait notre premier vrai petit resto du voyage. La ville nous fait une super bonne impression, le séjour s’annonce très bien.

Le lendemain c’est une journée de pause, petit déjeuner face au Fitz Roy et au Cerro Torre, les géants du coin, qui font les timides cachés derrière une grosse masse de nuages. Nous faisons un stop à la laverie (oui il était temps!), puis allons faire quelques achats pour les jours à venir, prises de nouvelles de nos proches, etc… Nous préparons également nos sacs pour notre grosse rando du lendemain.

7h du matin, nous sommes vendredi 21 Mars. Journée de malade à venir! Départ de notre rando vers la Laguna de Los Tres, petit sentier très sympa dans la forêt où nous nous sommes approchés à 3 mètres de ces beaux oiseaux, des Pics à tête rouge, pas du tout gênés de notre présence. La suite du sentier nous amène jusqu’à un Mirador, et là Paaaffff! il est là, au loin mais imposant et impressionnant, le Fitz Roy et son magnifique glacier d’un bleu époustouflant. Nous nous attardons à ce mirador pour contempler la bête puis, après 2h de marche supplémentaires, nous attaquons une méga montée droit dans la pente pour finalement nous retrouver au pied du géant, magnifique!!

Nous reprenons notre chemin, cette fois en direction de la Laguna de Torre, qui se situe au pied du Cerro Torre, 3h de marche supplémentaire, à travers des paysages hyper variés, entre forêts d’elfes, forêts de trolls et savane haha 🙂 Nous arrivons à ce lac où des milliers de mini icebergs flottaient à la surface de l’eau mais le Cerro Torre, lui, se cachait derrière ses nuages!

Ici nous retomberons sur nos amis français rencontrés dans le bus, David, Astrid et José. Là un rapace énorme s’approchait et j’ai fait une tentative de domptage mais arrivé à 1m de lui j’ai pris un coup de flippette à la vue de ces énormes serres et j’ai laissé tombé mdr 😉

Allez il ne faut pas trop traîner, il nous reste encore 2 bonnes heures de descente pour retourner à El Chaltén. Nous redescendons et passons la soirée avec deux argentins de Buenos Aires, Guido et Paz, avec qui nous passerons un très bon moment, mais nous devrons écourter un peu la soirée pour nous lever très tôt demain et monter à un mirador d’où l’on peut apercevoir toute la zone!

Réveil tôt du coup, mais la météo n’est pas avec nous aujourd’hui, il pleut encore! Qu’à cela ne tienne! changement de plan, nous partirons donc voir une cascade à 4km du village et nous y passerons une bonne partie de la journée. Puis retour à l’auberge pour une bonne sieste et la préparation rapide des étape suivantes car demain nous repartons déjà!

Dimanche 23 Mars, aujourd’hui nous repartons en direction d’El Calafate, mais hier nous n’avons pas pu aller à notre Mirador de Los Condores alors nous voilà levés à 5h du matin pour monter là-haut avant de prendre notre bus! Après une marche de 45 minutes à la frontale, nous arrivons sur ce tas de cailloux qui surplombe El Chaltén et finissons notre petit déjeuner alors que le soleil commence tout doucement à pointer le bout de son nez. Il nous tarde qu’il sorte car nous sommes déjà tout congelés et le vent glacial qui se lève n’arrange pas les choses. Pour ne pas mourir de froid, nous commençons donc à expérimenter une activité qui nous est inconnue, le Light Painting. Nous nous amuserons pendant près d’1 heure à faire tout un tas de dessins à la lumière tandis que le soleil finit par sortir et colorer ces magnifiques sommets du Fitz Roy et le spectacle commence! Grosse séance photo pour immortaliser ce moment, les sommets se parent de rouge, le ciel passe du violet au rose, puis au rouge, pas un nuage à l’horizon, nous avons une chance inouïe d’avoir une météo pareille le jour de notre départ, alors que tout notre séjour ici fut sous les nuages et la pluie! Merci

Nous redescendrons rapidement car l’heure de prendre notre bus approche et nous allons nous mettre en retard, Pékin Express ça va un moment!!! Direction El Calafate et le Perito Moreno!

El Calafate

23 Mars, nous avons donc pris notre bus et après 3h de voyage nous arrivons à El Calafate. Charmante ville assez animée et plutôt touristique, car l’attraction majeure du coin, c’est le glacier Perito Moreno! Petite journée logistique, avec achats des billets de bus pour aller voir ce fameux glacier, également billets pour notre prochaine étape Puerto Natales, achats de nourriture pour le lendemain, et flânerie dans la ville.

Nous retomberons sur David le français d’El Chaltén et un suisse que nous avons rencontré précédemment à Mendoza.

Lundi 24 Mars, c’est l’anniversaire d’Emilie aujourd’hui, quel beau cadeau que d’aller admirer ce glacier!! On passera plus de 3h à contempler ce magnifique galcier de 4km de large et 60m de haut (en surface). Dans l’après-midi on aura même la chance de voir des pans entiers du front du glacier se détacher pour tomber dans le lac, créant des vagues énormes et un bruit assourdissant. On se sent vraiment minuscule face à cette nature. Nous apercevrons aussi un condor pour la première fois de notre voyage.

Soirée d’anniversaire oblige, nous finissons au restaurant et commandons un cordero patagonico al asador avec des frites maison et du bon vin rouge. Un délice ce cordero patagonico, quand on nous dit que la viande argentine est la meilleure c’est pas pour rien, la meilleure viande que j’a pu manger de ma vie!!

3 semaines se sont déjà écoulées dans ce pays majestueux et plein de surprises, des rencontres extraordinaires, les argentins super chaleureux et les paysages magnifiques et variés. Une expérience inoubliable, mais maintenant il va falloir quitter ce beau pays pour passer du côté chilien, pour de nouvelles aventures 🙂 Salut l’Argentine!

Chili (25 Mars au 10 Avril 2014)

Nous voilà donc en route le Mardi 25 Mars pour le Chili! 6h de trajet au lieu de 3h annoncées, des contrôles à la frontière plutôt longs avec beaucoup de paperasse, mais nous arrivons à Puerto Natales à 14h30 avec une grosse fringale et pas de Pesos chilien en notre possession.

Puerto Natales/Torres del Paine

On commence donc par chercher un endroit pour faire le change et manger un peu. Le ventre bien rempli, nous partons nous renseigner sur la météo des prochains jours car nous souhaitons aller dans le Parc de Torres del Paine. Mais l’office de tourisme local n’est pas un foudre de guerre quand il s’agit de donner les infos et nous galérerons bien 2 heures avant d’avoir de la matière : il est prévu qu’il pleuve les prochains jours, avec beaucoup de vent, la logistique pour se rendre au parc n’est pas des plus simples et nous décidons de continuer notre chemin vers notre prochaine étape car ça ne vaut pas le coup d’attendre ici. Nous ne verrons donc pas ce magnifique parc de Torres del Paine mais je fais ici une parenthèse, car 2 ans plus tard, en 2016, j’y suis finalement retourné avec Laurent, pour participer à une course tout proche du parc, L’Ultra Fiord!

Ultra Fiord Patagonia 2016

Nous partons donc de Puerto Natales avec Lolo pour ce beau parc de Torres del Paine, pour une rando de 4 jours, qui nous servira d’entrainement et d’acclimatation pour cette course de l’Ultra Fiord. Nous allons faire le circuit en W du parc, sachant qu’il en existe un autre encore plus long, le O qui fait tout le tour du parc, mais qui demande quand même une dizaine de jours de libre. Nous n’en n’avions que 5 alors nous optons pour le W sur 4 jours.

C’est parti, nous allons à la recherche d’une tente et de duvets bien chauds pour notre expédition, et quelques provisions pour ces 4 jours. On part donc vers le parc et là commence notre première journée sous des chutes de neige impressionnantes, on se dit qu’on aurait peut-être dû attendre avant d’y aller mais en Patagonie la météo change très vite, alors pas de regrets, on avance. On monte en direction du premier camping, entre neige et rayons de soleil, avec nos sacs super lourds. On arrive finalement au lac se situant au pied des Torres del Paine, vraiment superbes. Sans trop tarder on redescend au camping et on passera une nuit super fraîche dans nos duvets après avoir eu la visite d’un renard en quête de nourriture lors du dîner.

Le lendemain, après une très mauvaise nuit en pointillés, nous reprenons très tôt notre chemin vers notre deuxième étape, sous un ciel très couvert au départ, et qui finira par laisser place au soleil et à une chaleur bienvenue. Nous nous arrêtons après quelques heures de marche dans la pampa au camping italiano. De là, je monte en courant vers le Mirador Britanico dans la Vallée del Frances, d’où j’ai pu observer une gigantesque avalanche en provenance du Cerro Trono Blanco, juste devant moi, super impressionnant!!

Le lendemain on continuera notre périple jusqu’au glacier Grey, cette balade fut géniale également, avec une variété de paysages impressionnante, on a pu apercevoir les sommets environnants car la météo était très bonne et il n’y avait pas un nuage, les températures étaient également parfaites, le rêve!

Nous dormons sur place et repartirons le lendemain pour prendre le bateau et retourner à Puerto Natales nous reposer un peu avant notre course!!

La journée commence par une looooongue attente au départ de la course après avoir fait un détour énorme avec le bus car le chauffeur ne savait pas où il devait nous amener (problème de communication des organisateurs de la course) car ils ont dû changer un peu la course à cause des très fortes chutes de neige de la nuit précédente qui empêchent de passer par certains endroits un peu engagés, avec plus d’1 mètre de neige. La course de 30km à l’origine sera donc réduite à 17km pour éviter ces zones là. Nous partons sous des grosses chutes de neige pour une course complètement différente de celle prévue à l’origine, je décide donc de poser le cerveau et de partir en trombe dès le départ (15km ça va vite passer, il faut bien se placer dès le départ). Le problème est qu’en voulant aller trop vite, au bout de 7km de course je me fais une entorse et tombe au sol. Là je perds beaucoup de place et personne ne s’arrête, même pas pour me demander si ça va, c’est la compet à fond!! Ok je me relève car je ne veux pas crever ici enseveli sous la neige, et je repars tranquillement en marchant, puis je me remet à courir, tant pis pour l’entorse on verra plus tard. Je remonte toutes les places que j’avais perdues et je fini dans les 25 premiers avec une bonne poche de glace sur la cheville car mon pied a doublé de volume!

Ci-dessous, vous trouverez une vidéo retraçant l’intégralité de notre voyage en Patagonie avec Lolo en 2016 :

Fin de la parenthèse, revenons donc en 2014 pour la suite de notre voyage.

Punta Arenas

Mercredi 26 Mars , après une nuit horrible à se battre avec des punaises de lit dans des matelas durs comme du bois, réveil à 5h45, de plutôt mauvaise humeur!

On prends un bus pour l’aéroport de Punta Arenas prévu à 7h du matin, mais qui ne passera jamais. Décidément, le Chili ne nous veut pas j’ai l’impression!!

On prendra finalement un taxi, conduit par une femme d’une soixantaine d’années, bourrée et complètement tarée, mais nous arriverons tout-de-même à l’aéroport en un seul morceau. En entrant dans l’aéroport, on s’aperçoit que les bureaux des compagnies aériennes ne sont pas là et on nous dit qu’il faut aller réserver les billets impérativement dans ces bureaux, mais qui sont en ville, justement celle que nous venons de quitter avec la folle!! On reprend un taxi pour retourner en ville et en attendant que les bureaux ouvrent nous irons prendre un bon petit déjeuner réconfortant avec café, chocolat chaud et choriquesos (petit sandwich chaud de chorizo et fromage, un régal) au milieu des locaux.

Après s’être ruinés pour nos billets d’avion, nous prenons un minibus pour retourner à l’aéroport, où nous attendrons 5h!! L’avion a pris 1h de retard à cause des énormes rafales de vent et ils se demandaient s’ils allaient décoller. Nous partirons finalement pour Puerto Montt comme prévu.

Puerto Montt

Après 1h45 de vol, nous atterrissons à Puerto Montt et sautons directement dans un des miliers de mini-bus bleus qui doit nous amener à notre destination, Puerto Varas. Malheureusement nous descendrons du mini-bus en plein milieu de la pampa pour faire demi tour car le chauffeur ne nous a pas prévenu et avons dépassé Puerto Varas.

Puerto Varas

Nous tournons dans toute la ville pour trouver un billet de bus pour Pucón et on s’arrêtera profiter du sublime coucher de soleil sur le lac Llanquihuée surmonté de 2 volcans enneigés, Osorno et Calbuco.

Nous trouverons ensuite une belle petite auberge et on tombera en extase devant cet intérieur tout en bois, super cosy avec un charme fou. On négociera le prix d’une chambre car les dortoirs sont pleins. On mangera des avocats (les meilleurs de ma vie!) et une salade de maïs, champignons, poivrons, thon, ça fait un bien fou après tant de temps à manger seulement des empanadas haha 😉

Depuis notre arrivée au Chili, nous trouvons les gens peu sympahiques, les moyens de transports et d’informations peu efficaces et tout est très compliqué, tout coûte très cher (par rapport à l’Argentine) et l’atmosphère est plutôt stressant. Heureusement que nous avons eu cette bonne soirée qui nous aura permis de nous relaxer un minimum et nous réconcilier un peu avec le Chili. Pour les prochains jours, nous profiterons certainement mieux du pays et pourrons en apprécier la beauté à sa juste valeur.

Jeudi 27 Mars, nous prenons le bus avec 20 minutes de retard (c’est mieux). Ce bus froid et hyper humide nous amène pour un voyage de 2h jusqu’à notre destination, Pucón.

Pucón

Nous avions trouvé l’adresse d’une auberge dans le guide Get South, et nous dirigeons donc vers celle-ci. Nous réservons une chambre double (plus de place en dortoir) bien chère mais après avoir vu la chambre la pilule est passée 🙂

Nous repartons en ville en quête d’infos pour nos prochains jours ici et trouvons une agence de tourisme super efficace. Nous nous posons proche de l’eau dans une très jolie petite baie pour planifier nos balades tranquillement, et tomberons en admiration devant le volcan Villarica et son joli poncho de neige. Le volcan Villarica compte parmi les 10 volcans les plus actifs au monde, d’ailleurs, quelques semaines après notre passage il rentrera en éruption, j’aurai adoré voir ça en direct!!!!

Vendredi 28 Mars, après une bonne nuit de sommeil et un super petit déjeuner, on file prendre un minibus pour le Parc Huerquehue dans le brouillard.

On marchera ensuite environ 6 heures au milieu de la forêt d’Aracaurias et d’Arrayanes, entourés de nombreux lacs. Pendant la balade nous observerons même une mini mygale toute mignonne. Retour à notre auberge pour un bon repas complet et équilibré.

Le lendemain, nous dormons jusqu’à 8h30, la grasse mat fait du bien!! Nous descendons de notre chambre attirés par la douce odeur du pain chaud. Angélica était en train de préparer du pain complet maison, nous nous joindrons donc à elle pour partager ce moment et finir par déguster ce bon pain. La recette du pain complet aux céréales d’Angélica :

  • 1 pot vide de 900gr avec moitié farine blanche, moitié farine noire
  • un peu de sel
  • une poignée de céréales au choix, ou 2 😉
  • 1 cuillère de levure (1/2 cuillère de doseur de café)
  • un peu d’eau tiède : il faut que la pâte soit bien souple et l’ajouter quand tout le reste est mélangé
  • Préchauffer le four à 240°C et le baisser à 180°C
  • Mettre le mélange dans un moule, le laisser reposer 20min
  • Enfourner 20min, puis tourner le plat et laisser cuire 20min supplémentaires

Après ça, nous partons réserver notre billet de bus pour Santiago et direction les sources thermales naturelles de Peumayen pour une bonne journée de détente. Nous filons direct aux pozones, qui sont de petits bassins à l’air libre dans la nature au bord de la rivière et qui se remplissent avec des sources à 50°C!

On sera tout seuls pendant 1h30 et on s’endormira même un long moment. Nous discuterons ensuite avec un couple de suisses qui voyage en camping car 4×4 avant de s’apercevoir que ça fait 4h que nous pataugeons dans l’eau à 35°C et qu’il est temps de reprendre le bus.

Nous rentrons donc à notre auberge pour passer la soirée à discuter avec Angélica au coin du feu avec un bon maté et ce fameux pain maison. Après ces quelques heures passées au chaud, nous partons prendre notre bus de nuit pour Santiago de Chile pour rejoindre mon ami Fabien et sa femme Alejandra.

Santiago de Chile

Après une nuit plutôt agréable dans le bus, nous arrivons à Santiago à 7h du matin, dans un terminal bondé, adieu le calme de Pucón!

Nous traversons la ville en direction de la maison de Fabien et Alé, qui dormaient encore. Nous les réveillons et prenons le petit déjeuner ensemble. mais ils doivent partir ce midi chez le papa d’Alé pour son anniversaire. Nous irons donc, Emilie et moi, nous faire un tour en ville pour la découvrir. Nous monterons au sommet du San Cristobal en funiculaire pour avoir une vue globale sur Santiago, puis retour chez Fabien pour prendre un bon apéro!

Valparaíso

Le lendemain, nous partons à la découverte de la ville de Valparaíso en bordure de l’Océan Pacifique à 2h de bus de Santiago. Très jolie petite ville avec ces funiculaires hyper anciens (1883 pour le plus vieux) et ces magnifiques fresques murales!

Nous descendrons ensuite en front de mer pour admirer les lions de mers qui font une sieste les uns sur les autres 😉

Ce soir, Alé fête ses 34 ans, nous ferons donc parti de la fiesta d’anniversaire avec sa famille et ses amis.

Le lendemain, visite guidée de Santiago avec Alé, avec une super présentation des lieux historiques, pour finir ensuite au marché où Fabien nous rejoindra pour un bon repas à base de Pastel de Choclo, pescado frito con arroz et avec une bonne boisson gazeuse aromatisée à la papaye.

Le repas se terminera dans une sorte de Peña pour goûter au fameux Terremoto (Pisco, vin blanc, glace vanille, blanc d’œuf) qui est le cocktail incontournable du Chili. Il est normalement suivi de La Replica, mais nous ne souhaitions pas nous écrouler aujourd’hui 😉

PS : ce soir, un tremblement de terre de force 8,6 a fait 6 morts à Arica, au Nord du Chili. Ils ont évacué a côte car ils craignent un tsunami. Il n’y en aura finalement pas.

Cerro El Pintor

Mercredi 2 Avril, réveil à 6h du matin. Aujourd’hui on se fait un sommet à plus de 4 000m d’altitude!!!

Petit déjeuner complet pour prendre des forces et partons pour notre rando. Arrivé au départ de la rando 3h plus tard et à 2 500m d’altitude, nous croisons un hibou perché sur une branche, et nous approcherons à moins de 5 mètres. Nous partons donc pour 4h30 de randonnée dans un paysage lunaire! Un environnement totalement inconnu pour Emilie et moi que Fabien se fait un plaisir de nous faire découvrir. On se croirait sur Mars ici, il y a un éventail de couleurs allant du vert (oxyde de cuivre) au rouge orangé (oxyde de fer). Nous montons et atteignons vite une altitude de 4 000m pour arriver à notre sommet le Cerro Pintor culminant à 4 200m d’altitude.

Là-haut, d’énormes bourrasques nous empêchent de rester debout, et ne tardons pas trop à redescendre vers un petit refuge minuscule entre le Pintor et la Parva, où nous mangerons nos sandwichs à l’abri du vent. Retour à la maison, et dodo bien mérité!

Jeudi 3 Avril, nous allons en ville trouver des petits cadeaux pour Fab et Alé car nous repartons. Nous préparons nos sacs et faisons nos adieux. Nous filons du côté de La Serena où nous arriverons à 21h.

La Serena

Vendredi 4 Avril, nous partons dans la Serena à la recherche d’infos avec Antoine, rencontré dans l’auberge. Nous trouverons nos infos pour aller visiter l’Isla Damas et Punta Chorros, pour aller voir les pinguoins, les lions de mer mais aussi sûrement des loutres!!!!! On nous informe cependant que suite aux récents tremblements de terre il sera peut-être impossible d’aller en mer, le risque de tsunami est encore trop important! On verra bien, nous avons encore un peu de temps, la situation va évoluer.

On se balade dans la ville, plutôt agréable, avec une bonne ambiance. On mangera au marché local, dans un resto typique, puis on ira faire un tour au jardin japonais, où nous sommes tombé sur des chiliens en train de faire de la slackline acrobatique, on s’est donc posés là un long moment à les regarder. La balade se terminera sur le Pacifique au pied d’un joli phare un peu amoché lors des tremblements de terres et des tsunamis précédents. Nous passerons le début de soirée sur le toit de l’auberge à observer le coucher de soleil, et dodo!

Punta Choros (Isla Choras/Isla Damas) / Pisco Elqui

Samedi 5 Avril, comme prévu nous nous levons à 7h du matin pour appeler les urgences marritimes afin de savoir s’il nous sera possible d’aller aujourd’hui à Punta Chorros. Aujourd’hui le risqe de tsunami est encore trop élevé et ils nous disent que nous ne partirons pas en mer. Ok, plan B, on prends un micro à côté du marché qui nous amènera à Pisco Elqui, au fond de la Valle del Elqui à 2h de La Serena. Ici il fait super beau contrairement à La Serena, nous ne regrettons pas notre choix. Petit tour du minuscule village, de son église, de ses ruelles, pour finir dans un magasin de confitures, jus et savons artisanaux, où l’on aura droit à une dégustation bienvenue.

Maintenant, direction la distillerie de Pisco Mistral pour une visite de la chaîne de fabrication du Pisco. Le vin blanc (4 cépages différents) arrive et est un peu écrasé, puis fermente pour donner un vin blanc doux. Il est ensuite distillé pour donner le Pisco, puis mis en fut normaux ou « tostadas » pour lui donner un goût fumé. La boisson typique faite à base de Pisco s’appelle le Pisco Sour. Vous pourre en trouver partout au Chili et au Pérou, qui se disputent un peu l’origine de cette boisson.

Le Pisco Sour et le soleil ont tapés fort aujourd’hui, la sieste dans le bus retour à La Serena ne se fait pas attendre!! 😉 De retour à l’auberge nous prions pour que la météo du lendemain nous permette d’aller en mer.

Dimanche 6 Avril, de nouveau levés à 7h du matin pour appeler la CONAF, nous avons confirmation que nous pouvons partir pour l’Isla de Choros!! Wouhouuuu, on file prendre le bus qui nous amènera en 2h au départ en bateau à Punta de Choros, après avoir fait un stop sur la route pour observer des petits renards tout mignons.

Nous allons payer notre entrée à la réserve à la CONAF et vêtissons nos jolis gilets de sauvetage avant d’embarquer à bord d’un petit bateau de 20 personnes direction Isla de Choros. Quelques minutes après notre départ, le bateau s’arrête, éteind les moteurs, et il faut faire silence, on se demande ce qu’il se passe, et là… des baleines à bosse!!!! La 2ème plus grande baleine au monde, 25m de long!! On les observe un bon moment et elles se rapprochent à moins de 10m de notre bateu, quelle émotion!!

On les laisse rapidement tranquilles, et on avancera plus loin, pour observer des cormorans, d’énormes pélicans, des goélands, des loutres, des éléphants de mer, lions de mer, … et des pingouins de Humbolt!! Tous ces animaux viennent ici pour profiter du courant de Humbolt très froid en période d’été.

Un super moment, un endroit à protéger. Nous nous sentons un peu gênés car nous avons participé à un tour organisé dans cette réserve et cela dérange un peu ces magnifiques animaux, mais ce n’est rien comparé au projet du gouvernement, d’installer une mine à ciel ouvert au port juste en face de la réserve. Ce qui serait catastrophique car cela générerait pollution et bruit, et les habitants de la zone s’y opposent farouchement!

A 22h20, nous prenons un bus qui nous amènera jusqu’à Calama, salut La Serena!

Calama

Nous arrivons à Calama vers 13h10 le lendemain, après une bonne nuit de sommeil. Au réveil, nous avons les yeux grands ouverts à la vue de ces magnifiques paysages désertiques. Calama ne sera pour nous qu’une rapide étape nous permettant de prendre un autre bus à 13h30 direction San Pedro de Atacama. Les paysages défilent et passons entre différents sommets culminant à plus de 5 000m, tous enneigés, le paysage est désertique, c’est superbe!

San Pedro de Atacama

Nous arrivons dans le petit village de San Pedro de Atacama, très charmant malgré la forte affluence touristique. Nous chercherons dès notre arrivée à réserver notre balade dans le Salar de Uyuni.

Il fait très chaud et pas un nuage à l’horizon, nous nous hydratons en buvant du maté de coca toute la journée.

Mardi 8 Avril, aujour’hui nous partons faire un tour du côté de la Laguna Cejar. Nous sommes une vingtaine dans le bus, tout le monde va à la Laguna. Au bout de quelques minutes, nous arrivons, l’eau de la Laguna est bleu turquoise. On et nos maillots de bain et on se jette à l’eau en plein milieu du désert, génial! L’eau est tellement chargée en sel que nous flottons sans aucun effort, c’est trop drôle! 40 minutes plus tard nous reprenons le bus direction Los Ojos del Desierto, trous en surface, d’où l’eau douce ressort grâce à la pression accumulée en profondeur. Là on s’amuse à plonger de 2 ou 3m de haut dans ces lagunes magnifiques, et repartirons après 3 minutes, vers notre prochain arrêt, la Laguna Tebenquiche où nous admirerons un coucher de soleil magnifique avec vue sur les volcans environnants, le Sairecabur, le Láscar, vue sur le Cerro Pili et le Juriques, et enfin le pus impressionnant, le Licancabur.

Mercredi 9 Avril, debout à 8h, on file louer des vélos pour aller se balader dans la Vallée de La Luna!

Nous entrons dans cette belle vallée qui porte bien son nom, posons nos vélos et entrons dans une sorte de grotte creusée par l’eau, où nous nous faufilons entre les roches et arrivons dans un canyon qui crépite sous la chaleur du soleil. On réenfourche nos vélos pour attaquer une méga côte qui va nous tuer avec cette chaleur et à cette altitude!. Nous reposons nos vélos pour aller faire l’ascension d’un sommet recouvert de sable. Nous retomberons sur Javi et Deborah, deux espagnols rencontrés la veille. Pour la petite histoire, ils souhaitent s’installer à Lembeye en tant que kinés, Lembeye c’est juste à côté de là où nous vivons avec Emilie, quel heureux hasard 😉

Les paysages sont désertiques, et plus on avance, plus on observe des couches blanches sur le sol, il s’agit de sel qui remonte par capillarité. Nous irons jusqu’aux Tres Marias, formation de pierres qui ressemble à 3 personnages.

De retour à San Pedro, nous irons changer nos pesos chiliens en Bolivianos car nous partons demain pour le Salar d’Uyuni!!

Ce séjour au Chili a été plus cours que prévu, 15 jours au lieu de 3 semaines, car nous avons eu du mal a établir un bon contact avec les locaux, la majorité n’a fait aucun effort et a seulement cherché à nous plumer. Le Chili nous a semblé très Occidental, voir même à l’Américaine. Heureusement nous avons rencontré quelques locaux un peu différents qui recherchent plus un contact authentique avec les gens et souhaitent faire changer cela. Les paysages sont quand à eux à couper le souffle, une richesse incroyable et très variée du Nord au Sud. Nous garderons des images incroyables de ce pays!

Bolivie (10 Avril au 2 Mai 2014)

Salar de Uyuni/Désert d’Atacama

Debout à 6h45 Jeudi 10 Avril. Le bus passe à 7h30. Nous passons la douane à 8h45, bonne galère au poste de douane mais c’est bon on passera la frontière pour entrer sur e territoire bolivien. Nous montons dans un 4×4 après un super petit déjeuner et c’est parti, à 7 dans le véhicule, on s’engage sur la piste du désert d’Atacama, en direction de notre premier arrêt, a Laguna Blanca. Ici nous verrons une multitude de couleurs, du rouge, du marron, du blanc, et à une dizaine de mètres nous apercevrons notre premier flamand rose!!

Esuite, direction la Laguna Verde, magnifique lac qui porte bien son nom. Cette couleur verte est apparemment due en grande partie à l’oxyde d cuivre qu’elle contient, mais aussi de l’arsenic en grande quantité. Ce qui fait que cette laguna est complètement vide de vie, rien ne peut s’y développer.

Nous irons ensuite faire un tour du côté des Geysers, hyper impressionnant cette pression qui sort de terre d’un coup et toutes ces fumerolles! Nous continuons notre périple et arrivons dans le Désert de Dalí. Superbe endroit où l’on retrouve l’atmosphère des peintures de l’artiste du même nom.

Suite du voyage, vers la Laguna Colorada, un lac de 30 à 50cm de profondeur seulement,mais d’une surface de 60Km² quand même!! Nous montons sur un mirador tout proche du lac et observerons un grande quantité de flamands roses et des accumulations de minéraux qui forment des dunes blanches.

Vendredi 11 Avril, 6h40, le réveil est difficile après une nuit assez horrible! J’ai eu ma première tourista (et oui il fallait bien que ça arrive) après avoir eu mal à la tête à cause de l’altitude et saigné du nez. Nous avons quand même passé la nuit à 4 278m d’altitude!!

Nous nous réunissons devant le 4×4, tout le monde est bien là, le guide super cool, la suédoise agréable et les 3 cruches inintéressantes et inintéressées! Nous commençons la journée par l’Arbol de Piedra (Arbre de pierre) qui est un vestige de « bombe » volcanique dont les sédiments ont été érodés au fil du temps et dont il ne reste que la pierre volcanique la plus dure, ce qui donne des formes assez particulières et originales à ces blocs de pierre disséminés un peu partout au milieu de ce désert de sable.

On continue en voyant de super volcans et étendues colorées allant du jaune, au vert, ocre, orange, rouge, marron. On s’arrêtera ensuite à deux Lagunas altiplanicas, où l’on admirera encore une multitude de flamands roses. On aura fait environ 300Km aujourd’hui et notre guide nous apprendra plein de choses. On aura aussi fait un arrêt au pied d’un volcan encore tout fumant, magnifique!

Nous ferons une escale dans le village de notre guide, San Juan.

Nous goûterons ici de la bière de quinoa, et après le passage d’une mini tornade, nous irons en direction de notre logement pour la nuit. Sur la route, nous nous arrêtons au bord d’un champs de quinoa, où notre guide nous expliquera la façon de la cultiver. Nous arrivons ensuite à notre « hôtel », entièrement fait de sel!!! Nous sommes au point de départ de notre traversée du Salar d’Uyuni, le plus grand salar du monde, avec une superficie de 12 000Km² et allant jusqu’à parfois plus de 4m de profondeur. C’est ce qui nous attends demain, mais pour l’heure, dodo sur notre lit de sel.

Samedi 12 Avril, réveil à 5h du matin pour aller sur l’ile Incahuasi (la maison de l’Inca) où se dressent une multitude de cactus, pour admirer le lever de soleil. Le soleil se lève et nous pouvons enfin entrevoir l’immensité du Salar, du sel à perte de vue, l’horizon est plat et blanc!

1 bonne heure plus tard, nous reprenons le 4×4 pour nous enfoncer au beau milieu du Salar, génial!! On peut entrevoir des sommets dépasser tout autour de nous, à plus de 60Km de là! Nous nous arrêtons ensuite aux Ojos del Salar, seul endroit où il reste encore de l’eau, hors saison des pluies. L’eau bouillonne en surface mais en réalité elle est froide, il s’agit des mouvements du Salar qui induisent une pression en profondeur et qui fait remonter l’eau en surface.

Fin de la traversée, nous arrivons à Uyuni où l’on visitera le cimetière de trains datant du 19e siècle.

Uyuni

Petite visite de la ville d’Uyuni, de son marché. 16h, nous prenons un bus direction Potosí, la route est sublime, de superbes canyons et paysages de couleur.

Potosí

Nous arriverons de nuit à Potosí, la ville est grande, polluée et peu sûre. On trouve un hôtel un peu glauque en face de la gareoù nous aurons droit à une grosse descente de flics 5 minutes après. La douche électrique nous fait un peu peur mais au moins il y a de l’eau chaude. Un mangera un dans un petit restaurant, et repos.

Dimanche 13 Avril, nous avons passé une mauvaise nuit, nous rendons les clefs de notre chambre et partons en direction du centre ville à la recherche de l’office de tourisme. Nous trouvons ensuite une auberge sympathique pour dormir ce soir. Après avoir posé nos sacs nous repartons découvrir la ville. Nous visitons différents petits marchés.

Le lendemain, nous partons en direction du Mirador de Potosí. En arrivant en bas de la colline, on s’aperçoit que ça va être un peu plus compliqué que prévu, car la grille pour y accéder est fermée. On demande à une personne comment nous pouvons y accéder et elle nous indiquera un petit chemin, qui longe la clôture en bordure d’une falaise et nous devrons passer sous le grillage pour entrer dans l’enceinte du mirador, bizarre… Nous passons à côté d’un SDF complètement saoul qui nous insulte, nous accélérons et arrivons au pied de la tour, pour nous rendre compte qu’elle est complètement abandonnée depuis longtemps et que c’est aujourd’hui devenu un gros squat, on comprend mieux pourquoi la grille était fermée. On redescend vite de là et nous dirigeons vers le marché de la Vicuña où nous achèterons tout un tas de produits locaux.

Mardi 15 Avril, petit déjeuner à l’auberge à 6h15 et on décolle direction la gare, pour embarquer dans un bus-train le « bus-carril ». Là on rencontrera Lucile et Johan, 2 bretons qui sont ici aussi pour prendre ce bus-carril. Nous avons en effet vu la même émission, « des trains pas comme les autres » et patientons en discutant pendant une bonne demi-heure. Les locaux s’installent aussi dans la salle d’attente et nous dévisagent. Je crois qu’ils commencent à se demander ce que nous faisons ici, ça n’est pas un lieu très touristique généralement.

Le fameux bus-carril existe bien, et il arrive à quai. Nous embarquons avec tous ces locaux, qui pour la majorité ne parlent que Quechua. Nous traversons de magnifiques paysages et une heure après notre départ le bus-carril est bondé. La moitié des passagers s’installe même dans l’allée centrale, nous avons de la peine à monter les côtes, ça patine! Une quechua m’aborde et me demande si je comprends sa langue. Je lui dit que je parle espagnol et nous commençons à discuter. Je lui explique notre voyage, en lui montrant le carnet de bord que nous tenons, sur lequel j’ai fais tout un tas de dessins. Un grand nombre de personnes s’agglutinera et s’attardera à m’écouter .

Le voyage de 6h passera super vite grâce à toutes ces personnes que nous avons rencontrées et avec qui nous avons partagé. María était même prête à nous accueillir chez elle dans sa petite maison en haut de la montagne, dans laquelle elle fait des tissages, du fromage avec le lait de ses chèvres, cultive la terre, et tout ça toute seule car son mari et ses fils vivent en ville une bonne partie de l’année pour ramener de l’argent. Elle était presque convaincue mais au dernier moment elle changea d’avis, elle devait sûrement se demander pourquoi cela nous intéressait tellement de l’aider dans ses tâches de la vie quotidienne. Nous continuerons donc notre chemin en direction de E Tejar, station terminus du bus-carril, puis on saute dans un minibus direction le centre ville de Sucre.

Sucre

Sucre paraît dès notre arrivée, être une ville très agréable. On trouvera une auberge très sympa pour très peu cher. On réservera une petite balade à cheval et cherchera des infos pour nos prochains jours.

Mercredi 16 Avril, on part visiter la ville de Sucre. On commence par un petit quartier surplombant la ville, La Recoleta. Nous nous arrêterons aussi au musée du textile. On redescend de notre colline direction le centre-ville et son Mercado Central. Il y a une multitude de tillandsias accrochés aux câbles électriques et aux tuiles des maisons. Le marché est impressionnant, de par la qualité mais aussi la quantité de produits. Ici tout sent bon, les fruits, les herbes, les épices, toutes les couleurs sont présentes, la variété de patates est aussi assez impressionnante. Après s’être fait saliver, nous montons à l’étage pour manger. Nous mangerons au milieu des locaux dans un petit resto bondé (s’il y a du monde c’est que ça doit être bon!!) où nous mangerons du riz, de la salade, des tomates, et du chorizo!! Nous goûterons aussi à une boisson traditionnelle, une sorte de boisson à l’orgeat et au citron, super bon!

Ressortis du marché nous continuerons notre visite de Sucre, en passant par un parc magnifiquement entretenu, avant de rentrer à notre auberge.

Jeudi 17 Avril, nous partons pour notre tour en cheval dans la pampa bolivienne. C’est une expérience assez forte pour moi car depuis tout petit j’ai un peu peur des chevaux à la suite d’une mauvaise expérience. Mais je compte bien en découdre aujourd’hui, et ce cheval sera parfait pour moi, car très calme et très sympa!! Merci à toi jolly jumper, grâce à toi je n’ai plus peur 😉 (en vrai il s’appelait Zurri)

Nous partons au pas après quelques brèves instructions quand au maniement du cheval.Nous nous promenons pendant une bonne heure et demi entre chemins et villages, les enfants couraient vers nous en criant « caballo, caballo!!! » c’était assez drôle. Nous traverserons des champs avec d’énormes taureaux, pas très rassurant mais apparemment ils n’avaient que faire de nous. Nous rentrons, remercions notre guide, et revenons à l’auberge pour une petite sieste bienvenue.

Le lendemain nous partons visiter le Mercado Campesino, le plus gros marché de Sucre. Et en effet, il est énorme!! il prends carrément tout un quartier. Vêtements, fruits, légumes, chaussures, quincaillerie, viande, poissons, et même un marché aux sorcières, avec des foetus de lama séchés, des vers, des têtes de toucan, des griffes de rapaces, plantes médicinales…

Nous nous arrêterons dans un petit boui boui au milieu de la rue pour acheter de quoi manger et nous installons sur le trottoir pour déguster notre assiette. Un bolivien passant par là nous demande s’il peut nous prendre en photo haha, il faut dire qu’ils ne voient pas souvent des touristes prendre le risque de choper la tourista au marché, mais nous on est coriaces 😉

Nous partons prendre un micro en direction de Tarabuco à plus d’1h de route de Sucre. Le chauffeur s’arrêtera après 15 minutes de trajet pour resserrer la roue arrière gauche, on commence à ne pas être hyper rassurés mdr!!

Tarabuco

Arrivés à Tarabuco, nous tournerons dans le village à la recherche d’un endroit pour passer la nuit. Il n’y a que 3 hôtels ici et 2 sont fermés, il ne nous reste donc que Hostelling International, mais il est aussi fermé normalement. Nous sonnons tout-de-même et 2 jeunes allemands nous ouvrent, ils vivent là à l’année car ils travaillent à Tarabuco. Par contre ils nous disent que le responsable n’est pas là jusqu’à dimanche. On négociera pour qu’ils l’appellent pour essayer de rester là, on n’a pas trop le choix, et i acceptera.

Samedi 19 Avril, 9h30, nous sortons de l’auberge pour visiter le village, en suivant les points d’intérêts mentionnés sur notre carte. Pas grand monde dans ce village, 2 ou 3 personnes seulement au mercado central, les magasins sont fermés et trouverons difficilement de quoi manger, pour revenir manger des pâtes et des œufs à l’auberge. On repart se balader, direction le Cerro Chiporo, qui surplombe le village. De là-haut on peut voir toute la campagne environnante, des champs et de la nature à perte de vue. On redescends de là, se balade dans les rues de Tarabuco, et tombons sur l’ancienne gare, abandonnée depuis 15 ans, dans une odeur assez nauséabonde due à tout plein de déchets dans le petit cours d’eau. De retour à notre auberge à 16h30, nous ferons un peu de logistique, atelier confection de bracelets, rafistolage de sac, écriture, dessin, en attendant impatiemment demain que le village prenne enfin vie!

Dimanche 20 Avril, le jour tant attendu pointe enfin le bout de son nez, aujourd’hui c’est jour de marché à Tarabuco ! On a voulu arriver quelques jours avant pour visiter u peu et faire connaissance avec les gens qui vivent ici mais clairement ça ne valait pas la peine, le seul jour où les gens sortent ici c’est le dimanche. On partira dans la brume au petit matin, en commençant par faire le tour de la place principale (celle où l’on ne peut pas manquer cette statue gigantesque d’un indigène qui arrache le cœur d’un soldat espagnol, ça met un peu la flippette quand même) où nous tomberons sur des petites étales où les gens vendent des tissages multicolores magnifiques. Ces personnes viennent des 4 coins de la région et ont marché pour la plupart plusieurs jours pour arriver au marché et vendre leurs productions. Les façades des ruelles semblant être abandonnées la veille ouvrent et laissent apparaître des magasins, des salles d’exposition et de vente de tissages, un forgeron, un cordonnier, … enfin bref, Tarabuco comme on ne l’avait jamais vu! Petit tour au Mercado Campecino, cette fois-ci ouvert, où nous retomberons sur Johan et Lucile avec qui nous avons partagé notre voyage dans le bus-carril. Les rues sont colorées avec tous ces tissus et objets artisanaux, c’est vraiment super agréable. La dernière journée à Tarabuco a été très agréable et permettra de partir de là sur une très bonne impression. Nous reprenons un micro direction Sucre, le micro sera bondé, autant dedans que dehors, les amortisseurs n’en peuvent plus mais nous arriverons bien à destination. A peine arrivés, on se dirige vers la gare routière pour trouver un bus pour Cochabamba. A l’origine on devait rester 3 jours de plus pour une sortie trek vers Jalq’a mais le mauvais temps est prévu pour ces prochains jours et décidons de partir le lendemain.

Cochabamba

Mardi 22 Avril, nous arrivons avec 2h d’avance à Cochabamba, le chauffeur a dû bien bomber pendant que nous dormions. On arrivera encore de nuit à Cochabamba, nous restons dans la gare jusqu’au petit jour car on nous dit que le quartir de la gare routière craint un peu, et malheureusement toutes les auberges et hôtels de la ville se trouvent justement dans ce quartier mdr 😉 Nous prendrons donc un taxi pour aller chercher une auberge à 25min à l’extérieur de la ville que nous avions vu sur Trip Advisor, mais elle est introuvable. Retour en ville en micro, on se pose dans un bar pour réfléchir un peu et ressortir en ville pour trouver notre auberge, un peu miteuse mais ça ira pour cette nuit. On file ensuite au marché rue Punata, immense marché où l’on trouve absolument tout ce que l’on veut, genre le Mercado Campecino de Sucre. On y fera notre pause du midi où l’on expérimentera 2 plats succulents, un Majadito pour Emilie et un Revuelto pour moi. Nous souhaitions aller du côté de Torotoro pour visiter un parc dédié aux dinosaures, mais l’entrée est beaucoup trop chère et nous décidons de ne pas y aller. On se renseignera tranquillement à la terrasse d’un bar sur La Paz, notre prochaine étape. On achètera aussi deux CD de musiques traditionnelles boliviennes, depuis le temps qu’on les cherche ceux-là!

Mercredi 23 Avril, on repart au marché pour faire raccommoder un jean dans une petite boutique que nous avions repérée auparavant, et que nous retrouverons après 1 bonne heure de recherche, c’est un vrai labyrinthe ce marché!

On ressort de là pour nous balader et je manque de me faire détrousser par un duo de femmes, l’une d’entre elles m’a balancé de la sciure au visage pendant qu’une autre essayait d’ouvrir mon sac à dos. J’ai vite compris la manip et ni une ni deux je mets un gros coup de sac à dos à la femme puis pousse l’autre et nous continuons notre chemin pour nous sortir de cette mauvaise passe. On va se requinquer au jardin botanique qui nous fera vite oublier cette petite expérience. Enfin, direction le Cristo de la Concordia, statue du Christ de 34m de haut perché sur les hauteurs de Cochabamba.

Retour au centre-ville et direction la gare routière avant la nuit pour attendre notre bus pour La Paz.

La Paz

Arrivés à La Paz vers 8h du matin, nous irons chez un coiffeur pour moi, et oui, ça fait déjà 2 mois que nous sommes partis et la nature est en train de reprendre ses droits mdr 😉

Nous filons chercher une auberge pour cette nuit, la première est complète mais la seconde sera ok, on laisse nos sacs ici et on part explorer la ville. Il est difficile de marcher ici, les rues sont en pente forte et les véhicules expulsent de gros nuages bleus qui rentrent directement dans nos poumons, et à 4000m d’altitude, le mélange est explosif!

Depuis un moment, je souhaite faire l’ascension du Huayna Potosí, sommet à 6 093m d’altitude, dans les environs de La Paz. Nous partons donc nous renseigner dans plusieurs agences de guides pour aller faire ce beau sommet. Nous avions également envie d’aller faire un tour dans la jungle, à Rurrenabaque, mais il y a eu d’énormes inondations récemment et la malaria guette, or nous ne sommes pas vaccinés contre ça et franchement on n’a pas tellement envie de la chopper. On abandonnera donc l’idée pour le moment.

On va aller faire un tour au musée de la musique situé dans une très jolie petite rue, la rue Jaën. Musée super intéressant, et très instructif. Retour à l’auberge pour préparer nos affaires pour demain, nous allons à Tiwanaku.

Tiwanaku

On attrappe un micro en direction du cimetière (point de départ du bus pour Tiwanaku) mais au bout de quelques mètres on se retrouvera à l’arrêt complet dans les bouchons. On décide de continuer à pieds sinon on va louper notre bus. Quelle bonne idée!!! On prends un rue interminable qui monte avec une bonne pente, (petit entraînement préalable pour demain!!) On arrive enfin au cimetière où nous monterons dans un micro, nous sommes les premiers et devrons attendre une demi heure qu’il se remplisse et que l’on puisse partir. 1 heure et demi après, nous arrivons sur le site de Tiwanaku, après avoir pu contempler les super sommets de la cordillère, l’Illimani et le Huyana Potosí (6 400m et 6 093m d’latitude). Pour accéder au site de Tiwanaku, nous devrons payer 8 fois plus cher que le prix bolivien, parce que nous sommes des touristes, pas cool mais bon ça peut se comprendre. Bref, nous partons profiter de ces temples et sculptures datant d’entre -1000 ans avant JC et +1200 après JC. Nous verrons plein d’objets de cette civilisation pré colombienne, dont cette fameuse porte du soleil!

Pour la petite histoire, Tintin vous connaissez ?
Et bien Hergé, l’auteur de Tintin, s’est inspiré de cette grande porte, qu’il a appelé la Porte du soleil, dans sa BD Tintin et le Temple du soleil. Si mes souvenirs sont bons, il décrivait cet endroit comme un lieu de culte Inca, or, il s’agit d’une civilisation précolombienne très ancienne, plus ancienne que les Incas, les Tiwanaku.

Allez on ne traîne pas trop dans le coin car demain nous partons pour 3 jours d’ascension sur le Huayna Potosí et on va avoir besoin de repos!

Retour à La Paz, on passe à l’agence des guides, pour essayer le matériel nécessaire, bottes, crampons, pantalons, frontales, piolets, etc… Les guides nous donneront quelques conseils et directives concernant l’alimentation et l’hydratation, hyper important. On nous dira également que nous serons 3 personnes accompagnées par 2 guides et un cuisiner, c’est rassurant quand tu vois que la plupart des agences font des sorties à plus de 15 personnes pour 1 seul guide!!

On fait quelques courses et retour à l’hôtel pour une bonne nuit de sommeil.

Huayna Potosí 6093m

Réveil à 7h du matin, petit déjeuner et on file à l’agence Mountaineering Spirit rejoindre nos guides. On refait l’essayage des équipements histoire d’être sûrs dans la maison du gérant de l’agence. Nous prendrons ensuite le bus avec Benjamin, le Suisse avec qui nous monterons, et William et Herman nos 2 guides, et Ivan notre cuisinier.

Nous arrivons à notre premier refuge, à 4 750m d’altitude, où nous serons seuls! On mange un super repas, on papote avec nos guides, on fait connaissance, tout le monde est super sympa et l’ambiance est géniale, on va passer un bon séjour tous ensembles.

On part ensuite pour 45 minutes de marche vers le glacier à 4 900m d’latitude. Là on enfile nos guêtres, harnais et crampons et partons faire une balade sur le glacier pour nous acclimater et tester nos équipements. Puis nous nous arrêtons au pied d’une grande face abrupte du glacier, là Wiliam notre guide grimpe en tête avec ses piolets et crampons pour aller installer un relais afin que nous soyons assurés lors de notre escalade. Je passe le 1er!!! Je commence à grimper avec mes piolets, mais je me retrouve très rapidement hyper essoufflé, sans force et plus de sang dans les bras, c’est dur à cette altitude!! Mais j’arrive à me gérer et à terminer mon ascension, pour redescendre ensuite en rappel. Les autres passeront également, et j’ai l’impression qu’ils ont eu moins de difficultés que moi, je crois que l’altitude me fait vraiment du mal par rapport à eux!

Fin de la première journée d’apprentissage et d’acclimatation, retour au refuge, et au lit à 19h! Malheureusement, je passerai une nuit horrible à ne pas dormir à cause de l’altitude, mal de tête, cœur qui bat à fond, bref, ce fut rude!

Dimanche 27 Avril, levé à 8h, on galère pour faire rentrer tout notre matériel dans nos sacs un peu trop petits. Du coup on va devoir s’organiser autrement et je vais devoir porter les 4 Kgs d’eau en plus de mon matériel, tout ça accroché à l’extérieur de mon sac, tant bien que mal. 2h30 de montée pour arriver au refuge à 5 130m d’altitude, chargés comme des ânes! Mon corps s’est un peu mieux acclimaté mais monter avec tout ce matériel n’a pas été facile. Nous arrivons au refuge pour le repas de midi, puis nous avons toute l’après-midi de libre pour nous reposer et nous acclimater. La vue d’ici est juste splendide, les montagnes environnantes sont magnifiques et je vais explorer un peu le coin sans trop m’éloigner du refuge. Je vais également faire un tour aux toilettes extérieures, avec vue imprenable sur le vide et les montagnes, assez original!! Puis dodo à 18h, on se lève à minuit pour notre ascension.

Lundi 28 Avril, réveil comme prévu à minuit, après une nuit encore très mauvaise, mal de tête, du mal à respirer, le petit déjeuner a du mal